Le 4040 : pour déclarer un incident et demander assistance 

Les victimes d’incidents de protection qui appellent le 4040 sont écoutées et référées aux services de prise en charge médicale, juridique ou psychosociale dans leur localité.

Orienter vers des services de prise en charge

Opérationnelle depuis Août 2013, la ligne verte 4040, qui fonctionne 24h/24, 7 jours/7, facilite l’accès à des services d’alerte, de référencement et de prise en charge. Le 4040 est un numéro d’appel gratuit, anonyme, accessible par et pour tous en Centrafrique. Il a été créé pour répondre aux besoins des victimes affectées par les conflits armés en République Centrafricaine.

Donner une voix aux victimes

La ligne verte permet de déclarer un incident de protection et de recevoir une information et/ou une assistance appropriée. Lorsqu’un appel est reçu, une équipe écoute la victime, en toute confidentialité, l’informe de ses droits et des services de prise en charge, gratuits, disponibles à proximité. Les populations utilisent ce numéro pour alerter sur des risques ou des incidents dans leurs localités. Elles en font aussi usage pour demander des conseils, notamment juridiques. Les appelants peuvent en effet être avisés sur la conduite à tenir en cas d’urgence, d’accident, de découverte d’engins explosifs, etc. Le 4040 est ainsi un mécanisme de monitoring de protection mais aussi un moyen de sensibiliser les populations.

Au-delà de l’appel

L’avènement du 4040 a permis d’améliorer la réponse à des violations avérées, en accélérant la prise en charge des victimes. Ce numéro s’est montré un outil efficace pour répertorier et documenter les nombreuses violations des droits de l’Homme, générant une plus grande conscience quant aux exactions commises, mais aussi parfois une réponse appropriée. Il en est ainsi de certaines des allégations d’abus sexuels sur des femmes et des mineurs imputés notamment à des éléments des forces internationales. Certains renseignements recueillis ont permis enfin d’alerter pour prévenir ou mettre un terme à de telles violations.
La vulgarisation de ce numéro   auprès des populations reste un défi que les acteurs humanitaires en RCA peuvent aider à relever.