Accepter les ONG, c’est donner l’accès aux humanitaires nécessaire pour travailler et pour secourir les populations les plus vulnérables.

Les centrafricains et les humanitaires partagent un dessein commun, celui de voir la RCA sortir du cycle de crises et de violences qui entraînent souffrance et dénuement pour plus de 2 millions de personnes.

C’est en animés de cet objectif que des ONG nationales et internationales viennent au secours des populations les plus vulnérables et selon les besoins existants qu’ils soient humanitaires, de relèvement ou de développement. Alors que les ONG sont neutres et non armées, c’est-à-dire qu’elles ne sont dans aucun camp et ne prennent pas part au conflit, elles sont bien souvent victimes de divers actes de violences. La plupart des actes de violence visent les biens matériels des ONG. Pourtant, ces moyens mis à disposition des humanitaires et qui attirent tant de convoitises, ont pour but de faciliter l’aide essentielle et vitale au plus grand nombre.

Attaquer une ONG c’est donc finalement s’attaquer aux centrafricains eux-mêmes. D’abord parce que 90% des employés des ONG internationales  sont centrafricains. 100% des employés des ONG nationales sont des Centrafricains. Ensuite, attaquer  une ONG revient surtout à retirer le soutien dont tant d’hommes, de femmes et d’enfants vulnérables  que ce soit en logement, alimentation ou santé, ont besoin.

Par ailleurs, le récent regain de violences survenues dans les localités de Kaga Bandoro, Bambari, Bria et bien d’autres, ont provoqué la suspension provisoire des activités des organisations humanitaires qui  étaient présentes dans ces différentes localités. Il est essentiel de reconnaître et de remercier l’immense majorité des centrafricains qui soutiennent les ONG et les protègent à travers l’acceptation de leur mandat. Il ne sera donc jamais acceptable pour tous, que les violences et pertes parfois en vie humaines contraignent  les ONG à se retirer de territoires aussi vulnérables et dépendants de l’aide humanitaire que Batangafo, Kaga Bandoro, Bria ou encore Bambari. Plus que jamais, le maintien de la paix, la dissuasion et la réaction face aux menaces ciblant les ONG doivent être mobilisés afin d’assurer un avenir sûr, partagé par les centrafricains et les humanitaires.